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Biographie du Docteur
Catherine bergeretgalley

Femme chirurgien, mariée avec des enfants, Catherine bergeretgalley adore son métier « embellir et améliorer est ma passion, je prends le temps d’écouter la douleur exprimée, d’évaluer le défaut qui inquiète, vécu parfois comme un véritable handicap… 

J’ai démarré ma formation en chirurgie au début de mon internat en 1984, d’abord par une formation complète en chirurgie générale complétée par la chirurgie maxillo faciale, la microchirurgie et bien sur la chirurgie réparatrice et esthétique, en France et aux Etats-Unis. En savoir plus...


Adresse: 36 rue Penthièvre, 75008, Paris
Téléphone: 01 4289 6202

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Chirurgie de reconstruction mammaire

Plus de 40.000 cas de cancers du sein sont déclarés chaque année en France.
On sait à quel point, l’annonce de cette maladie est traumatisante. On le comprend d’autant mieux, que pour une femme, être atteinte d’un cancer du sein, est une agression directe à sa féminité.

Grâce au dépistage précoce on évite bien des drames, mais malgré toutes ces mesures de prévention, certaines femmes devront subir une ablation partielle ou totale du sein appelée mastectomie .

Une chirurgie reconstruction mammaire sera alors proposée. En effet depuis quelques années, cette opération fait partie intégrante du traitement. Elle est d’ailleurs prise en charge par l’assurance maladie, comme toute opération de chirurgie reconstructrice.

Si on considère que les meilleurs résultats sont obtenus lorsque la reconstruction est immédiate, c’est-à-dire dans le même temps opératoire que l’ablation de la tumeur ou du sein, l’intervention reste bénéfique même si elle est pratiquée plus tardivement.

Lors de la reconstruction mammaire après mastectomie, le chirurgien esthétique travaille le volume et la forme du sein. Après quelques mois, et lorsque le sein aura acquis sa forme définitive, il reconstituera le mamelon et l’aréole. Dans certains cas, il est préférable de différer la reconstruction mammaire. Ceci dépend de la chronologie des traitements complémentaires (radiothérapie et chimiothérapie).

Même si cette « réparation » permet à la femme de retrouver son identité corporelle, elle peut avoir besoin de temps pour accepter l’arrivée de ce nouveau sein. Et ce temps-là est primordial.
On appelle ça le deuil chirurgical du sein.

Dans tous les cas ces interventions demandent une grande compétence.

LES TECHNIQUES DE CHIRURGIE DE RECONSTRUCTION MAMMAIRE

Lors d’une reconstruction mammaire, le chirurgien esthétique utilise soit une prothèse, soit des lambeaux, qui sont les propres tissus de la patiente. Il associe parfois les deux techniques. Le chirurgien analyse les avantages et les inconvénients des différentes possibilités. Il prend sa décision après avoir discuté avec sa patiente, dont les désirs (conditions psychologiques) ainsi que la qualité des tissus, peau et muscles (conditions anatomiques) seront pris en compte.

La reconstruction mammaire par prothèse

La prothèse sera placée sous le muscle pectoral , sous anesthésie générale. L’enveloppe de la prothèse est en silicone.  Le contenu est composé de sérum physiologique ou de gel de silicone.  Les deux ont leurs inconvénients.

Le dégonflement ou la rupture de l’implant

La prothèse avec sérum présente l’inconvénient fréquent de se dégonfler, partiellement ou totalement.

Les chirurgiens plasticiens proposent alors plus volontiers des prothèses remplies de gel de silicone, plus naturelles à regarder et à toucher, et dont l’innocuité a été revérifiée par des études récentes.

La coque

La prothèse remplie de gel de silicone peut provoquer l’apparition de coques .La coque est une réaction physiologique normale lorsque la membrane qui se forme autour de la prothèse s’épaissit, et que le sein se durcit.. Il sera tout à fait possible au cours d’une autre intervention, de retravailler sur la membrane.

Si malgré cela la coque ne disparaît pas, on peut proposer un changement de prothèse, voire leur ablation.. Sauf si la patiente décide de conserver ses seins fermes. Il est très courant lors d’une reconstruction mammaire que le chirurgien effectue une réduction du sein contro-latéral (le sein opposé) et un lifting de celui-ci , pour corriger l’asymétrie qui peut exister entre les deux seins. Celle-ci  persistera toujours un peu et s’accentuera avec le temps. Dans tous les cas, un changement de prothèse est obligatoire tous les dix ans.

RECONSTRUCTION MAMMAIRE PAR LAMBEAU

On peut reconstruire un sein en utilisant des lambeaux qui sont, comme nous l’avons déjà dit plus haut, les propres tissus de la patiente. On obtiendra un résultat plus naturel pour la forme et la consistance. On prélèvera pour cela de la peau, avec sa graisse sous-cutanée, et un muscle, partiellement ou totalement, au niveau du dos, ou au niveau du ventre, voire sur une fesse.

Le lambeau de grand dorsal

L’inconvénient du prélèvement  est bien évidemment la gêne occasionnée par l’opération elle-même, ainsi que la cicatrice qui restera dans le dos.

Par ailleurs, dans la zone de prélèvement dorsal des poches de liquide séreux ou lymphatiques, appelés séromes, sont fréquents, et seront ponctionnés dans les semaines qui suivent l’intervention.

Le lambeau du grand droit de l’abdomen

L’intervention  est très douloureuse et en intervenant dans la région abdominale, on s’expose à des complications locales : perte de sang importante, fragilité et risque d’éventration, ainsi qu’une très longue convalescence.

Dans tous les cas, des douleurs et de grosses fatigues sont à prévoir durant les semaines qui suivront ces interventions, effectuées sous anesthésie générale. Une implantation de prothèse seule, dure en moyenne deux heures. Le prélèvement du lambeau et la reconstruction, au moins le double. Dès qu’il y  a prélèvement de lambeau  la convalescence est plus longue car il faut au moins trois mois à l’épaule pour retrouver sa mobilité.

Le résultat esthétique est évalué au bout d’un an et réévalué chaque année.

Actuellement il est licite pour les cancers du sein diagnostiqués tôt, si l’amputation du sein est nécessaire, et si la morphologie de la patiente l’autorise, de proposer une reconstruction mammaire immédiate par prothèse, avec une symétrisation du sein opposé (sein contro-latéral). Des retouches sont possibles secondairement, ainsi que la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire. Toujours secondaire.

RECONSTRUCTION MAMMAIRE PAR PROTHESE ET LAMBEAU

On peut associer prothèse et lambeau, lorsque la peau n’est pas en quantité suffisante ou qu’elle est trop fine. On prélèvera alors un lambeau  préférentiellement de grand dorsal pour recouvrir la prothèse.

RECONSTRUCTION APRES TRAITEMENT CONSERVATEUR SANS MASTECTOMIE

Après un traitement  conservateur  ( sans mastectomie) la reconstruction mammaire peut être complexe car celui-ci est souvent déformé. La cicatrice consécutive à l’ablation de la tumeur  et de la zone environnante provoque une altération des tissus (marge de sécurité) et des rétractions qui sont souvent difficiles à traiter.. Par exemple les traitements conservateurs surs petits seins sont quasiment impossibles sans séquelles esthétiques majeures. Il faut au minimum mettre une prothèse. La technique par lambeau  peut être utilisée pour améliorer la zone cicatricielle afin que celle-ci retrouve sa souplesse et sa surface originelle. On peut aussi intervenir sur certaines lésions cutanées provoquées par les traitements par radiothérapie.

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